Ni victime, ni coupable.

Je savais comment ça allait finir. Comme toujours, un mélange de colère, de tristesse, de révolte, bref, une ratatouille de sentiments mortels. Coupable de ce que j’aurais dit, victime de ce que j’aurais entendu.

Je devais quand même lui parler. Je revenais d’une retraite de Gharzouz. La retraite de la Pentecôte. J’avoue que durant toutes mes années de catéchèse à l’école, je n’ai jamais donné beaucoup d’importance au Saint Esprit, de plus, je trouvais la Trinité très difficile à comprendre et elle me fatiguait les méninges.

Bref. Je devais donc lui parler, et comme je revenais de la retraite, je me suis dit « tentons le Saint Esprit ». J’ai dit une prière du fond du cœur, sincère et vraie. J’ai demandé au Saint Esprit… la paix !

J’ai appelé, j’ai parlé, j’ai écouté… j’ai raccroché. Ni victime, ni coupable. L’histoire était finie dans la paix.

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