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C’est décidé: Faire son ménage intérieur!

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Il y a 3 ans je décide de déménager. Ma nouvelle maison est ancienne. Elle est à moi, mais fermée depuis 10 ans. La première fois où j’entre, je suis impressionnée par le nombre de cafards morts, la poussière qui donne à tout – meubles restants, murs, moquette ou parquet – une même couleur grisâtre. Je ne peux toucher à rien, tellement c’est sale.
Du travail sur soi… jusqu’à la rencontre du bonheur

Je rentre dans le salon et, surprise, j’y trouve des caisses endossées l’une sur l’autre. Je n’ai aucune idée de ce qu’elles peuvent contenir. Dans la cuisine : pareil. J’entre dans une première chambre à coucher, des coffres vides, remplis de poussières et de toiles d’araignées, délavés, décolorés. J’entre dans la deuxième, je retrouve une nouvelle pile de caisses. Je ne sais pas pourquoi, peut-être c’était la détermination, je ne désespère pas devant cet amas de saletés. Les 2 salles de bains sont noires de moisissures et d’humidité, et les cafards s’y sont installés par famille ou par groupe. On dirait que c’est leur club-med ! J’essaye de voir ce qui fonctionne toujours. Les robinets ont deux attitudes : ou bien ils m’arrosent carrément, ou bien ils refusent de lâcher une seule goutte d’eau ! Toutes les portes grincent et ne ferment pas. Elles coincent. Les placards en fer sont rouillés. Ceux en bois sont rongés par les mites. Je vois des éclats de verres par terres. Certaines vitres n’ont pas résisté au temps. Elles ont éclatées.

Je commence par ouvrir les caisses. Des vieux documents. Je pense à les jeter tous. Mais c’est impossible. Certains sont de valeurs et je dois les conserver. Je n’ai qu’une seule solution. Faire le tri. Ce travail prendra plusieurs semaines… Une fois les caisses terminées, je vide les coffres de leur contenu, et pareil, je fais un deuxième tri. Encore quelques semaines. Je commence par astiquer les murs et le plafond, de haut en bas, m’attaquant à la poussière, aux toiles d’araignées et aux moisissures. Je lave les placards, je restaure leur nature. Une couche de peinture par ci, une vis revissée par là, etc. Encore des semaines qui passent. Je change les tuyauteries trouées, je remets à la place des cabinets anciens, des nouveaux qui fonctionnent, je répare les robinets. Je remplace toutes les lampes défuntes par de nouvelles qui donnent une lumière qui me fait voir que mon travail avance. Ça m’encourage ! Finalement, je nettoie la moquette et le plancher en enlevant tout les cafards et toute la poussière du sol, puis par des détergents spéciaux, je fais reluire le tout. J’asperge enfin par un insecticide. Ce travail m’a pris en tout et pour tout vers les 8 mois. Mais à la fin, j’étais heureuse. J’avais moi-même fait en sorte, que ma maison redevienne neuve.

Je déménage ; je m’installe, et au lieu de sentir une joie profonde, je ressens une solitude extrême, un vide s’installe. Je ne comprends rien. Ce vide va prendre un an et demi pour se dissiper graduellement. Je n’aurais pas pu le surmonter toute seule. L’homme de ma vie y est entré peu après et c’est grâce à ce nouvel amour que ça s’est fait. Maintenant je sais que j’ai apprivoisé ma nouvelle maison…

Le cœur de l’homme est son foyer. Délaissé, appauvrit, usé, maltraité, il devient à un certain moment invivable. Quand on entreprend un « nettoyage intérieur » avec le Seigneur, on ne doit pas s’attendre à un bonheur immédiat. Bien au contraire, la découverte de la poussière, des moisissures, des dégâts que le péché fait dans notre cœur, vont nous faire mal au début. Ne désespérons surtout pas ! C’est un travail qui s’entreprend doucement et petit à petit. Et même si, à la fin, on se découvre « nettoyé » de notre passé, « tout neuf » à présent, mais ressentant toujours une solitude extrême, un non-sens ancré, laissons-nous faire ! C’est l’amour qui donnera un sens à tout. C’est Jésus qui viendra habiter ce vide et qui le rendra beau.

Si moi j’ai nettoyé ma maison de mes propres mains, le plus beau dans notre maison intérieure c’est que c’est Jésus qui effectue le ménage !

« Pareillement le potier, assis à son travail, de ses pieds faisant aller son tour, sans cesse préoccupé de son ouvrage, tous ses gestes sont comptés ; De son bras il pétrit l’argile, de ses pieds il la contraint ; il met son cœur à bien appliquer le vernis et pendant ses veilles il nettoie le foyer. » (Ecclésiastique 38, 29-30)

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