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Idolatrie : Choisir la vie !

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A toute personne qui se croit à l’abri de l’idolâtrie. A tout mes compatriotes libanais. A tout croyant. A moi… je m’adresse :

  L’idolâtrie nous fait voir tout en fonction de l’idole : Tout ce qui est avec elle est bon ; tout ce qui est contre est mauvais ; elle est subjective. La charité de Dieu nous donne à voir tous les aspects des choses telles qu’elles sont ; elle est objective. “Elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité” (1 Co 13,6).
  L’idolâtrie fait en sorte que nous n’entendions plus la souffrance des personnes qui sont devant nous, si jamais leur souffrance viendrait à contredire notre idole. Elle fait en sorte d’émettre un jugement rapide avant même de savoir de quoi il s’agit. La charité fait passer avant tout la souffrance de l’autre quelles que soient ses pensées.
  L’idolâtrie nous fait voir une personne parfaite (sans que nous ne l’admettions) et même sachant que Dieu seul est parfait.
  L’idolâtrie nous replie sur nous-mêmes et nous encercle parmi peu d’autres qui ont la même idole. Elle nous éloigne des autres, et empêche notre ouverture à d’autres concepts. La charité est écoute et respect des autres.
  L’idolâtrie fait souffrir les personnes avec qui nous parlons ; elle nous rend accusateurs, douteux, irritables ; la charité « excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Co 13,7).
  L’idolâtrie est orgueilleuse, elle possède des vérités. Elle n’hésite pas à utiliser des semi-vérités pour se donner raison. Elle nous emprisonne. La charité sait qu’il n’y a de vérité qu’en Dieu seul. Elle nous libère. « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera » (Jn 8,32).
  L’idolâtrie nous éloigne de Dieu, même sans le savoir, car le cœur est alors profondément divisé. Quand on a une idole et qu’on voudrait adorer Dieu, il y a conflit : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre » (Mt 6,24). La charité nous rapproche de tout le monde et surtout de Dieu.

Catéchisme de l’Eglise catholique. L’idolâtrie :

2113 : L’idolâtrie ne concerne pas seulement les faux cultes du paganisme. Elle reste une tentation constante de la foi. Elle consiste à diviniser ce qui n’est pas Dieu. Il y a idolâtrie dès lors que l’homme honore et révère une créature à la place de Dieu, qu’il s’agisse des dieux ou des démons (par exemple le satanisme), de pouvoir, de plaisir, de la race, des ancêtres, de l’Etat, de l’argent, etc. « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon », dit Jésus (Mt 6,24). De nombreux martyrs sont morts pour ne pas adorer « la Bête » (cf. Ap 13-14), en refusant même d’en simuler le culte. L’idolâtrie récuse l’unique Seigneurie de Dieu ; elle est donc incompatible avec la communion divine (cf. Ga 5,20 ; Ep 5,5).

2114 : La vie humaine s’unifie dans l’adoration de l’Unique. Le commandement d’adorer le seul Seigneur simplifie l’homme et le sauve d’une dispersion infinie. L’idolâtrie est une perversion du sens religieux inné de l’homme. L’idolâtre est celui qui « rapporte à n’importe quoi plutôt qu’à Dieu son indestructible notion de Dieu » (Origène, Cels. 2,40).

« Le fruit de l’Esprit (…) est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5,22-23).

Dieu vient à notre secours…

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