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Quel genre de roi mage êtes-vous donc ?
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Joyeux Noël, venez à la crèche....
Mais qui êtes-vous donc ? C’est dans les moments importants que se révèlent les choses profondes du cœur, c’est là que se révèle la vérité de notre amour, par exemple au moment du sacrifice de notre vie pour Celui que nous aimons. Mais quel moment est plus important que le moment de la venue de Dieu dans la chair... la crèche... Voici quelques personnages « croqués » pour essayer de vous aider à savoir, devant l’enfant Dieu, devant la crèche, qui êtes-vous donc... ?
Quel genre de roi mage êtes-vous donc ?

 Un sage ?

Le sage : il se rend compte que désormais il a tout a réapprendre, si Dieu procède ainsi. Il comprend qu’il y a un autre sens au monde, autre que ce qu’il pensait jusqu’ici. Non pas que tout ce qu’il a appris jusqu’ici soit faux ! mais tout d’un coup cela n’a plus la même importance, un peu comme la carte secrète d’un trésor caché dans une île lointaine... une fois que l’on a trouvé le trésor... il ressent un peu de tristesse devant tant de travail, tant de désirs et de larmes parfois, durant toutes ces années d’étude. Il cherchait c’est sûr et « comme ça », en un instant, sans effort voilà que la lumière, la sagesse, la vérité elle-même se montre gratuitement... c’est un peu troublant, c’est comme s’il tremblait en lui-même, il se rend compte que, même s’il cherchait vraiment la vérité, toute sa recherche était aussi enflée d’orgueil, d’être un maître, de savoir, de pouvoir faire la leçon même aux puissants de ce monde. En un sourire de cet enfant Dieu il comprend ce qu’est la vrai sagesse, le vrai savoir, et du haut de sa vie de sage il ne peut retenir ses larmes qui à la fois creusent ses joues mais aussi lavent son cœur, d’où naît une joie joie La joie est une émotion très importante. Elle est faite d’une composante physique (exitation, rire, sourire, détente intérieures,...) psychologique (ouverture, pensées positives, désir...) mais aussi, et c’est là qu’elle se distingue du plaisir ou de la motivation, spirituel. Elle a donc une composante psycho-physique mais s’enracine aussi dans le monde des valeurs, ces choses importantes par dessus tout et qui nous font participer à ce qui est plus grand que nous. toute nouvelle, d’une enfance retrouvée. Il sent bien que cette bonne nouvelle va transformer toute sa science et que bientôt, comme un sage au cœur d’enfant, il mettra tout son être au service de celui qui une fois, comme d’aventure, comme par hasard lui a sourit.


 Un petit enfant ?

L’enfant : Une petite fille qui traînait par là, elle accueille tout, pour elle tout est vrai, tout est simple, elle se réjouit de la venue de Dieu à sa portée. Mais comme une enfant elle ne comprend pas bien tout le reste, le sens très profond de tout cela, surtout la souffrance de la naissance l’étonne, la fatigue de la maman et les cris de l’enfant aussi. Elle compte sur d’autres pour l’aider à comprendre plus tard. Mais surtout elle désire grandir pour un jour servir ce Dieu si proche d’elle et elle ressent bien que dans ce regard d’un bébé tout mignon se cache le mystère d’une vie et d’un appel qui la rendra heureuse.


 Un berger samaritain (un exclus)

Le berger samaritain : Lui, il est tout simplement comme un pauvre, il n’en croit pas ses yeux ni ses oreilles, ni rien du tout, alors que voici peu on lui interdisait d’entrer dans le temple parce que samaritain, et que son maître l’obligeait à rester avec les moutons... dehors ! Voilà que des anges débarquent dans son champ et au milieu de ses moutons pour chanter à tue-tête et pour l’inviter à accueillir un Dieu décidément pas raisonnable ; et il y a comme une complicité entre lui et le bébé qui rit de son étonnement. Dans son cœur, le berger sent bien cette vieille blessure d’un homme mal aimé, souvent repoussé et qui finalement a finit par croire qu’il est mauvais ou méprisable... au point que parfois il se surprend à être plus dur avec lui-même que les autres ne le sont en réalité... mais le sourire de l’enfant trouble ses pensées dépressives... et si l’amour de ce Dieu tout petit était pour moi...


 Un bon vieux pécheur !

Le pécheur qui va faire la fête... Lui est saisi de stupeur, tout à l’heure il riait d’une mauvaise plaisanterie à propos de Dieu et de ses prêtres avant de boire un verre d’alcool, et voilà qu’il se trouve devant LE riche qui choisit d’être pauvre et vulnérable et qui lui sourit. Il a l’impression que son rire de tout à l’heure est comme une blessure sur la joue du petit mais que celui-ci sourit quand même. C’est l’innocence bafouée, le mystère d’un amour qui n’est pas reçu... dans le cœur du pécheur, il y a un peu de crainte au début... mais qui peut avoir peur d’un bébé d’un jour bien longtemps ! Vient ensuite une envie irrépressible de bercer l’enfant et de lui montrer son désir de le consoler. Au fond de son cœur une douleur inconnue, celle du repentir et d’un amour qui renaît...


 Un pharisien ?

Le pharisien : Il fallait que ça arrive ! Dieu n’a cessé de nous surprendre, depuis la sortie d’Égypte et même avant, avec Abraham, en lui faisant quitter son pays pour aller faire brouter ses bêtes dans un désert. D’une certaine façon, le pharisien savait que Dieu ne se contenterait pas de donner sa loi et sa parole d’en haut du ciel, mais qu’il descendrait et qu’il viendrait. Mais voilà, le pharisien ne pouvait imaginer cela, et même devant ce Dieu enfant il éprouve une gêne. Au fond il sait mais cela ne rentre pas bien dans les cadres dans sa pensée, il lui faudrait une théologie parfaite, quelque chose qui fasse plus ordonné qu’une crèche, un bœuf, un âne et des moutons ! Mais tout de même, cela colle tout à fait avec la folie de Dieu et avec cet amour impensable, « où est- il mon bien-aimé » répète-t-il. De cette tension intérieure naît une lumière, petit à petit, un peu maladroitement, le pharisien apprend à trouver les bons gestes pour s’occuper lui aussi du Seigneur, Dieu des armées, le saint, celui qui a parlé à Moïse dans le buisson ardent ... et qui a choisi de venir ainsi dans un tout petit bébé. Il faudra bien s’y faire, notre Dieu est ainsi, se dit- il en son for intérieur...

Qui que vous soyez au fond, l’important est bien sûr de mettre notre cœur en contact avec ce grand mystère de l’amour de Dieu qui nous est révélé dans la crèche de Noël... et de laisser ce mystère « choquer » notre vie, notre être... Dieu se fait homme...

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