Newsletter

Dans cet article:
Sexe, plaisir, désir du corps, amour, sens, autant de mots qui ont parfois paru s’opposer à la religion catholique. Or, pour qui sonde vraiment la tradition, il n’en est rien.
Accueil du site > La foi > Flash spirituel. > Impensable Amour

Impensable Amour
L’éros - d’où vient le mot « érotique » - est souvent accompagné d’une certaine gêne dans les milieux catho ! Or nous savons que Jean Paul II, avec sa théologie du corps, a beaucoup fait pour faire évoluer les choses dans l’Eglise. Benoît XVI enfonce le clou avec son encyclique « Dieu est Amour » ...
L’amour charnel réhabilité...

L’impensable amour ! On entend souvent que l’Eglise est contre l’amour, le désir et le plaisir... ! Or, nous savons bien que le Saint-Père Jean Paul II a beaucoup fait pour que change le langage de l’Eglise, en proposant une théologie du corps. Voir l’article Le sexe et Dieu Mais on aurait pu penser que l’austère Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, ne l’aurait pas suivi sur ce point. Mais bien au contraire, il enfonce le clou ! L’éros, l’amour, le désir existe en Dieu et est le mouvement porteur qui pousse à vivre le don de soi : l’amour agapé. L’éros s’accomplit dans l’agapé. L’éros est fondamentalement bon et beau ! (ouf !) L’encyclique « Dieu est amour » est un magnifique acte de foi en Dieu et en la beauté de sa créature : l’homme. De ce regard rapide porté sur la conception de l’éros dans l’histoire et dans le temps présent, deux aspects apparaissent clairement. Avant tout il apparaît qu’il existe une certaine relation entre l’amour et le Divin : l’amour promet l’infini, l’éternité - une réalité plus grande et totalement autre que le quotidien de notre existence. Mais il est apparu en même temps que le chemin vers un tel but ne consiste pas simplement à se laisser dominer par l’instinct : des purifications et des maturations sont nécessaires ; elles passent aussi par la voie du renoncement. Ce n’est pas le refus de l’éros, ce n’est pas son « empoisonnement » mais sa guérison en vue de sa vraie grandeur. Cela dépend avant tout de la constitution de l’être humain, à la fois corps et âme. L’homme devient vraiment lui-même quand le corps et l’âme se trouvent dans une profonde unité ; le défi de l’éros est vraiment surmonté lorsque cette unification est réussie. Dieu est amour.
Voir aussi