La vie réserve parfois des surprises. Et l’on se sent pris de court. Pris au piège.
Quand on sent le sol se dérober sous ses pieds, quand on commence à pressentir la violence de la secousse qui vient, la noirceur de ce qui est en train de se déchainer et que rien ne semble pouvoir arrêter (ni médiations, ni diplomatie, ni argent, ni prières, ni supplications...) on a parfois envie de regarder en arrière. De partir en courant.
N’ayez pas peur de ce qui se déclenche au Liban. Dieu veille sur vous. Dieu veille sur votre sécurité. Remettez votre avenir entre ses mains avec la confiance d’un petit enfant.
Regardez résolument vers l’avenir. Enracinez vous dans le Christ et ne vous laissez pas ébranler par la violence. Les gens ont besoin de vous. TOUS les gens. De toute race et de toute religion.
Ne réfléchissez pas s’il faut partir. Pensez plutot à construire pour pouvoir accueillir tous ceux qui viendront jusqu’à vous. TOUS. Sans distinction de race ou de religion. Car vous serez le dernier phare encore allumé. Le dernier recours. La dernière porte encore ouverte. Ou en tout cas l’une des rares dernières.
Tenez bon. Et sachez que vous êtes portés par la prière de vos frères dans la foi. En attendant que nous puissions vous rejoindre.
Les promesses de Dieu ne peuvent faillir. Cette nuit aura une fin. Toute nuit a une fin !